22 et 23 novembre 1960. Des journées musicales.
Ce n'est pas une nouveauté. J'ai très tôt aimé la musique classique. A coup sûr grâce à mon enseignant de musique au lycée, à celle de mes grands-parents et de ma maman qui m'ont accompagné dans les salles de concert de Paris, alors que cette musique ne constituait pas vraiment l'essence de leurs passions.
En cette fin de novembre où je répertorie bien sérieusement chaque jour les activités scolaires en me plaignant régulièrement des cours de mathématique, je retrouve durant ces deux journées, des mentions qui prouvent que je suis un peu monomaniaque en ce qui concerne les compositeurs classiques, voire même contemporains.
Le mardi 22 novembre, l'Académie Charles Cros, présidée par Georges Auric et Darius Milhaud décerne son Palmarès.
Et le lieu choisi me semble en effet rétrospectivement "magnifique" : l'Hôtel de Lauzun situé dans l'Île Saint Louis.
Hôtel de Lauzun. Cliché Ville de Paris
Je relève dans la liste des lauréats :
Hors concours, les neuf symphonies de Beethoven dirigées par Bruno Walter (qui décédera deux ans plus tard à l'âge de 86 ans) et le Freischutz de Weber.
Le reste de la liste est donnée en annexe.
Je garde cependant sur la page de mon carnet : l'Opéra Carmen de Bizet dirigé par un autre chef d'orchestre mythique : Sir Thomas Beecham (qui nous quittera en 1961) avec Victoria de Los Angeles.
Dans la catégorie théâtrale : l'Avare de Molière (Prix Colette) avec Fernand Ledoux. Un acteur que je connaissais pour l'écouter souvent et l'avoir vu jouer le rôle d'un père souvent en colère dans le film qui symbolise encore la famille des années 50 / 60 : "Papa, maman, ma femme et moi" avec l'inoubliable Robert Lamoureux.
Je suis conscient que si je dois intégrer tant de liens wikipédia, c'est que ces carnets constituent le plus souvent des notices nécrologiques, mon âge aidant, si je puis dire.
Belles années soixante ?
Je finis ce palmarès personnel avec Gilbert Bécaud, interprète de "C'était moi" et la musique du film "Jamais le dimanche" : "Les enfants du Pirée" de Manos Hadjidakis qui constituera un grand succès de Dalida.
Et je garde pour la toute fin un trésor dans ma collection très personnelle : des chansons de Brassens interprétées par Barbara. Un souvenir que j'aurais dû intégrer dans mon post sur le cabaret "L'écluse" et celui sur Cora Vaucaire.
Le lendemain mercredi, je reste un peu nostalgique dans une atmosphère pluvieuse "sous un ciel noir, un horizon de feu, le soleil étant revenu, les arbres s'ornèrent de mille paillettes d'argent. Un spectacle inoubliable."
Mon grand-père Penette, abonné à la Guilde internationale du disque (Il me reste quelques exemplaires de ces disques noirs 45 ou 33 tours), me rapporte un autre trésor : "Un concerto délicat pour piano de Mozart" (lequel ? j'ai le choix) et des valses de Josef et Johann Strauss fils ainsi que des chants populaires de Noël et un récital d'orgue par Pierre Cochereau aux grandes orgues de Notre-Dame de Paris.
Merci à lui. Je sais tout ce que je lui dois, comme à tout mon entourage familial, pour avoir su accompagner mon amour de la musique, dans ces années parisiennes où les cours du lycée demandaient de profiter d'un environnement de salles de concert et de retransmissions radiophoniques qui durent encore aujourd'hui sur France Musique !
Annexe : Prix de l'Académie du disque français 1960.




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