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La mi-mai est arrivée : entre renouveau de la nature et disparitions des icônes (2)

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  Marshall en chef Wilhelm Keitel signant la capitulation sans condition de la Wehrmacht au quartier général de l'Union Soviétique à Karlshorst, Berlin. Dimanche 14 mai 1961. Dans la première partie de ce post, je ressens le bien-être du printemps.  Et, en quelque sorte, mon jardin me sauve. Mais le monde environnant est bien plus cruel.  Chute des idoles, ais je dit : " Après la joie, le souvenir, c'est ainsi que deux journées se complètent en se différenciant; ce qui fait la diversité et l'enrichissement d'une vie. " En la relisant, la phrase me semble un peu étonnante à quinze ans ! " D'un côté, souvenir d'un " armistice " et d'une délivrance, en fait pour employer le bon terme, d'une "capitulation" qui n'a seulement qu'une année de plus que moi et a permis la délivrance de mon père et son retour à Paris !  Et d'un autre côté (puisque je suis encore croyant à ce moment de ma vie), la Fête d'une Saint...

La mi-mai est arrivée : entre renouveau de la nature et disparitions des icônes (1)

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Samedi 13 mai 1961 : " Nouvelle journée d'un soleil éclatant et brûlant dont les rayons bienfaisants et régénérateurs semblent vouloir enfin faire se mouvoir, vers une nouvelle années, les plantes qui, jusque là, restaient squelettiques et chétives. " Amour des plantes qui a certainement compté pour ma vocation professionnelle première. Mais aussi, fascination pour un grand jardin, articulé sur deux espaces où mes parents, mes grands-parents et mon grand-oncle, apportaient un soin vivrier particulier, tout en y protégeant des cactées et des cyprès rapportés des espaces méditerranéens qui les ont marqués à diverses époques de leurs vies. Plantes exotiques de mon jardin d'enfance. Cliché MTP. Je m'en persuade, en 1961, à cette époque d'un climat encore tempéré, même si, après plusieurs étés caniculaires dans le Bassin parisien, je n'écrirais plus aujourd'hui de la même manière envieuse :  " Cet élément de la nature (le retour du soleil) est le plus...

Jusqu'à la mi-mai en travaillant et en rencontrant pour la première fois un récit sur Buchenwald.

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  Prisonniers de Buchenwald Après des événements historiques intenses et le retour au calme en Algérie, le mois de mai s'écoule comme un long fleuve tranquille. J'aligne les devoirs, les compositions avec un a pprentissage des fleuves de France. En dehors de la pause des dimanches musicaux et de celle de l'Ascension, comme de celle du premier mai, le 9 mai me propose " une journée de grève dans toute la France ". Passionnant ! A cette époque, comme aujourd'hui, une grève en mai n'avait rien d'étonnant ! Mai 1968 serait un mois plus mémorable, mais je n'y suis pas encore !  D'ici là, je devrai explorer quelques carnets de la fin des années 60. Cependant, le point que je retiens de cette période studieuse et un peu morne, se développe dans mon carnet N°6 le vendredi 12 : " Journée d'été où j'ai pu faire une lecture très marquante. Il s'agissait du récit très direct  d'un homme qui a passé près de deux années  dans des camps d...

Une fin d'avril 1961 particulièrement historique (1). Du sang, des larmes et des discours fermes ou alarmants.

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    J'avais dit " historique ".  Et je confirme.  A la lecture du carnet, certains des épisodes me reviennent non seulement en mémoire, mais m'apparaissent extrêmement vivants et encore très proches. 23 avril : " Après un orage, la fin de la journée était très belle avec l'apparition des hirondelles. La voix si consciente du chef de l'état a parlé le langage de la raison : il a montré quelles seraient les vicissitudes nouvelles que le pays pourrait de nouveau traverser lors d'une prise du pouvoir des factieux. Et il prend ainsi es "pleins pouvoirs" pour combattre avec force" Je note aussi des incidents majeurs : " Quatre bombes au plastique à Paris (Orly, un mort et vingt millions de dégâts, Gare d'Austerlitz, six blessés, Gares de Lyon et Montparnasse). Le général Salan est arrivé avec les mutins, ainsi qu'Ortiz. Réponse de De Gaulle : "Français, voyez où risque d'aller la France par rapport à ce qu'elle all...

A partir du samedi 1er avril 1961. Je commence le carnet N°6 le week-end de Pâques.

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  " Ce matin-là, un samedi, j'ai fait des courses avec mon papa et nous avons mangé du poisson. Nous avons offert des fleurs à ma grand-mère maternelle pour son anniversaire. " Je note aussi que j'ai écouté une interprétation de " Carmen " de Bizet chanté par une soprano célèbre à l'époque : Jane Rhodes . Encore du chant à la chorale du lycée le 7 avril avec une interprétation commune de " Mes jeunes années " de Charles Trenet. Et pour continuer avec les interprètes disparus, j'écoute dans la soirée une pièce de Philippe Hériat : " Les joies de la famille " interprétée par Gaby Morlay , pièce et actrice bien oubliées aujourd'hui.  Les jours suivants, je passe d'un cours sur " La guerre de 30 ans, conflit européen de 1618 à 1648 qui part de la défenestration de Prague à la victoire de Louis XIV aux troubles qui se sont développés sous les Stuarts : Jacques Ier et Charles Ier. " Donc, rien de vraiment marquant dur...

Le Festival international du son, haute fidélité et stéréophonie. Un jour de grève le 10 mars 1961.

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Disque du Festival. Edition de 1959. Bienheureuse grève en semaine. Même si j'en ignore les raisons aujourd'hui. Mais si j'ai déjà insisté sur les raisons qui m'ont permis de suivre des activités liées à la musique classique dans la première version wordpress de la relecture de mes années lycées.  Et donc, du fait qu'avec l'aide de mes grands-parents, je me suis fait une collection de disques 45 et 33 tours qui sont certainement devenus " collectors ", je n'avais pas encore évoqué ce rendez-vous annuel qui se tenait dans un hôtel attenant à la Gare d'Orsay qui était encore loin de devenir un musée et servirait de décors au film d' Orson Wells , " Le Procès ", sorti en 1962 et dont on peut retrouver des extraits  sinon l'oeuvre complète qui reste fascinante dans mon souvenir. " Le rez-de-chaussée est surtout technique et destiné aux amateurs de nouveautés ." Inutile de commenter les nouveautés de l'époque qui ne ...

De février à mars 1961, une disparition et une soirée dans les camps de la mort.

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Pour avoir découvert la danse classique, de loin, grâce aux " Activités musicales des jeunes " et à la présentation pédagogique de Serge Lifar à la salle Pleyel, j'avais été conforté dans le fait qu'il y avait deux chorégraphes à Paris, le second étant le Marquis de Cuevas. Je cite : " Et il me faudra attendre une année (1959), juste avant la rentrée des classes, pour aller voir la compagnie du Marquis au  Théâtre des Champs-Elysées , à l'occasion du premier spectacle où  Rudolf Noureev , transfuge de l'URSS, peu de temps auparavant, conquiert le public parisien ." Mais le jeudi 23 février, je déplore sa disparition : " Journée de deuil également car le Marquis de Cuevas, mécène de la danse, s'est éteint d'un cancer. Riche personnage excentrique, ancien ami de Serge de Diaghilev, il a consacré sa vie et sa fortune à un art  : la danse.  Dépensant sans compter (200 millions par an), il avait monté "La Belle au bois dormant", en...