Samedi 18 février 1961. Prises de ballons et prises de mots.

 



Ce sont déjà les vacances de février et ce premier samedi va magnifiquement se partager en deux : rugby et lecture.

Je m'aperçois que je suis devenu fan de ce sport et même accro en quelques années. La proximité du Stade Yves du Manoir n'y est bien entendu pas pour rien, mais comme je l'ai déjà évoqué, le monde familier du Sud-Ouest y ajoute des accents chantants, le gascon mélangé d'aranese, ou le basque mélangé de castillan.  

Mais l'après-midi est de toute manière mémorable ! Rien moins que le championnat du monde entre la France et l'Afrique du Sud !

Je pense que c'était la première fois, et sans doute la seule, où j'ai vu jouer de relativement près les Springboks

"Ce fut un match vécu, plein de vigueur, où la force se faisait sentir". (Plus que dans d'autres matchs de rugby ? Alors ce devait être sanglant !)

"Les hommes se battaient : suants, rageurs, sans jamais se défausser à force de puissance. Et massifs, les Springboks avaient devant eux  des joueurs rusés et intelligents aux tactiques bien définies, aux idées bien précises. Force contre finesse, il n'en n'est sorti aucun vainqueur : 0 à 0."  




Le soir même, changement de genre : 

"Une pièce bien philosophique : "Les grands voyages de Monsieur Luciole", l'homme mystérieux dont les valises sont pleines de mots qu'il porte d'un bout à l'autre du monde, au point d'être  las et de ne pouvoir s'exprimer lui même sans que l'on se moque  de lui. C'est sous le climat  le plus étrange de la Provence, de New York et du Sahara qu'il parlera de son triste sort et de sa vie, fabriquée de toutes pièces.".  

Je dois être honnête, je n'ai aucun souvenir de cette pièce radiophonique et je ne trouve rien sur internet qui s'y rapporte, sauf des annonces publicitaires ou des liens vers des dessins animés.

Je suis peut-être devenu en partie ce Monsieur Luciole, voyageur des mots ? 

Le lendemain dimanche, je note avoir écouté un concert où figuraient les  "Mémoire d'un amnésique" d'Erik Satie. la Suite en si de Bach, la Symphonie espagnole d'Edouard Lalo et la huitième de Beethoven.

Beau  programme !

Mais la coïncidence n'est certainement pas fortuite : voyageur des mots et combattant de l'amnésie ?



 

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