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Affichage des articles du septembre, 2025

Le Festival international du son, haute fidélité et stéréophonie. Un jour de grève le 10 mars 1961.

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Disque du Festival. Edition de 1959. Bienheureuse grève en semaine. Même si j'en ignore les raisons aujourd'hui. Mais si j'ai déjà insisté sur les raisons qui m'ont permis de suivre des activités liées à la musique classique dans la première version wordpress de la relecture de mes années lycées.  Et donc, du fait qu'avec l'aide de mes grands-parents, je me suis fait une collection de disques 45 et 33 tours qui sont certainement devenus " collectors ", je n'avais pas encore évoqué ce rendez-vous annuel qui se tenait dans un hôtel attenant à la Gare d'Orsay qui était encore loin de devenir un musée et servirait de décors au film d' Orson Wells , " Le Procès ", sorti en 1962 et dont on peut retrouver des extraits  sinon l'oeuvre complète qui reste fascinante dans mon souvenir. " Le rez-de-chaussée est surtout technique et destiné aux amateurs de nouveautés ." Inutile de commenter les nouveautés de l'époque qui ne ...

De février à mars 1961, une disparition et une soirée dans les camps de la mort.

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Pour avoir découvert la danse classique, de loin, grâce aux " Activités musicales des jeunes " et à la présentation pédagogique de Serge Lifar à la salle Pleyel, j'avais été conforté dans le fait qu'il y avait deux chorégraphes à Paris, le second étant le Marquis de Cuevas. Je cite : " Et il me faudra attendre une année (1959), juste avant la rentrée des classes, pour aller voir la compagnie du Marquis au  Théâtre des Champs-Elysées , à l'occasion du premier spectacle où  Rudolf Noureev , transfuge de l'URSS, peu de temps auparavant, conquiert le public parisien ." Mais le jeudi 23 février, je déplore sa disparition : " Journée de deuil également car le Marquis de Cuevas, mécène de la danse, s'est éteint d'un cancer. Riche personnage excentrique, ancien ami de Serge de Diaghilev, il a consacré sa vie et sa fortune à un art  : la danse.  Dépensant sans compter (200 millions par an), il avait monté "La Belle au bois dormant", en...

Samedi 18 février 1961. Prises de ballons et prises de mots.

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  Ce sont déjà les vacances de février et ce premier samedi va magnifiquement se partager en deux : rugby et lecture. Je m'aperçois que je suis devenu fan de ce sport et même accro en quelques années. La proximité du Stade Yves du Manoir n'y est bien entendu pas pour rien, mais comme je l'ai déjà évoqué, le monde familier du Sud-Ouest y ajoute des accents chantants, le gascon mélangé d' aranese , ou le basque mélangé de castillan.   Mais l'après-midi est de toute manière mémorable ! Rien moins que le championnat du monde entre la France et l'Afrique du Sud ! Je pense que c'était la première fois, et sans doute la seule, où j'ai vu jouer de relativement près les Springboks .  " Ce fut un match vécu, plein de vigueur, où la force se faisait sentir ". (Plus que dans d'autres matchs de rugby ? Alors ce devait être sanglant !) " Les hommes se battaient : suants, rageurs, sans jamais se défausser à force de puissance. Et massifs, les Springb...