Eté 1960. En attendant la reprise des cours, septembre se passe entre culture et sport (1)

 

Je n’épargnerai pas à mes lecteurs favoris les trois pépites de la journée du 1er septembre qui les replongera immédiatement dans un passé qui risque à coup sûr de ne plus rien leur dire.

Je l’ai déjà écrit, je suis un enfant de la radio et pendant toutes les années soixante, j’en ai pleinement profité.


Pierre Marcel Ondher en 1962

Le matin : « Les musiques du monde » de Pierre Marcel Ondher, une émission pilotée par un producteur qui a travaillé près de soixante ans sur toutes les radios françaises (d’où son pseudonyme), mais dont le nom symbolique est oublié depuis son décès en 2013 à quatre-vingt huit ans.

L’après-midi : Une retransmission radiophonique d’« Electre » de Jean Giraudoux que j’avais trouvé « très tragique, mais qui ne manquait pas d’un humour déchirant ». 

Je ne résiste pas à mettre en lien le résumé de la Scène III de l’acte II pour le baccalauréat de français :

« Oreste se réveille à son tour. Les Euménides lui conseillent de fuir Electre. Elles lui prédisent un grand malheur. Oreste hésite. Alertée, Electre convainc son frère de rester en lui annonçant deux funestes nouvelles : Clytemnestre a un amant et Agamemnon, leur père, fut assassiné.
Oreste est bien décidé à découvrir l’identité de l’amant et de l’assassin
. »



On devine la suite !

Et enfin, pour la soirée : « Lucienne et le boucher » de Marcel Aymé. J’étais donc à la limite de l’indigestion !

« Pièce tout à fait inutile et née d’un esprit divaguant mais qui retrace bien les mœurs villageoises. C’est son seul intérêt ! »

Je ne parodiais pourtant pas son auteur qui écrivait avec un humour paradoxal : 

« Lucienne et le Boucher est une pièce hautement morale. L'adultère et ses terribles conséquences y sont représentées sous un jour bien propre à décourager les mauvaises tentations. On ne saurait trop la recommander à l'attention des jeunes filles et des organisations de spectacles de patronage. »




Qu’est-ce que je pouvais bien y comprendre ?

Dans tous les cas, grâce à mes carnets, je n’ai pas oublié ces perles rares !

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