Du 6 au 8 novembre 1960. Jules César à l'Odéon et des élections américaines au résultat attendu du monde entier.




J'ai eu le plaisir, ces deux dernières années de repasser devant le théâtre de l'Odéon et même d'y savourer un café sur la terrasse improvisée qui a été installée à l'abri du soleil. 

Je me suis trouvé en fin d'hiver, avec des amies italiennes venues pour le Salon des Thermalies, pour dîner dans le restaurant de poissons, le bien nommé "La Méditerranée" et de prendre le temps d'arriver en avance afin de tourner autour de cette salle que je considère comme un point focal de ma vie parisienne.



Place de l'Odéon. Février 2023. Cliché MTP. 


Mais en ce dimanche d'automne, où je venais, je crois, pour la première fois dans l'enceinte du théâtre, la Compagnie Renaud-Barrault donnait "Une pièce que je dois connaître, Jules César  de l'auteur anglais Shakespeare.

Recommandation professorale ?

Outre le couple mythique, je note le nom des autres acteurs : "Pierre Blanchard, Jean Parédès, Simone Valère et Nathalie Nerval."

Mon opinion est tranchée au couteau de mes leçons lycéennes bien apprises : 

"L'action porte sur le meurtre  de César et la punition des comploteurs. Mais sur un thème si simple, l'auteur a su placer des rebondissements, quelques plaisanteries imprégnées de gravité, une étude de caractère et des débats cornéliens, peut-être un peu trop faibles et trop nombreux. La mise en scène est osée. Les batailles sont mimées et se transforment en ballet. Les décors sont simples avec des lignes pures et convaincantes. La suppression de l'unité de lieu qui est propre à la tragédie de l'auteur anglais est très bien rendue. C'est en somme une bonne pièce bien que certains critiques aient écrit sans rire : "C'est du Western".




Apparemment, j'ai aimé ce western !

Ce qui n'est pas le cas de Bertrand Poirot-Delpech qui écrit dans "Le Monde" du 28 octobre 1960 :

"Après tant de réussite, devant tant de foi, on a scrupule à accuser Jean-Louis Barrault d'avoir commis une lourde erreur. Je crains pourtant que son Jules César n'apparaisse au plus grand nombre comme une succession de graves méprises."

Qui cependant ajouté une leçon sur laquelle j'aurais dû méditer, si j'avais lu cet article, à l'époque : 

"Non seulement cette peinture du dramaturge atteint intuitivement une vérité historique attestée par les travaux les plus récents, niais elle illustre si bien les diverses attitudes possibles dans une conjuration qu'on a l'impression d'une pièce à clé sur tous les coups d'État de toutes les époques, y compris la nôtre."




Mais ce critique renommé, ne croyait pas si bien dire. Parallèlement, dans les journées suivantes, les complots se trament aux Etats-Unis. 

"Une élection a commencé depuis lundi avec un grand suspens. 

Nixon le Républicain ou Kennedy le Démocrate ? 

Mon pronostic est pour Kennedy !" 

Soixante-cinq ans déjà et nous regardons toujours les USA avec la même inquiétude !

En pire !



Cliché LIFE

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