Noël est là !
La liste des cadeaux. Achetés le matin du 24 pour chacun des membres de ma famille qui seront présents au réveillon :
"Une bouteille d'eau de Cologne pour ma grand-mère maternelle, des savonettes pour ma grand-mère paternelle, des livres sur les peintures du Louvre et sur Goya pour mon grand-père Penette, des gants en laine pour ma maman et des cigarettes pour mon papa." Il a en effet continué à fumer des gauloises et des gitanes très tard dans sa vie.
Et emballés l'après-midi dans les nombreux papiers-cadeaux que ma maman vendait dans sa boutique.
Mon oncle Marcel venus de Lumigny-en-Brie sera là pour les Fêtes.
Repas classique : huîtres, choucroute, abricots pour le dessert et bien sûr, le champagne Thomas, venu d'un viticulteur qui avait démarché tous ses homonymes susceptibles d'acheter le produit de ses récoltes.
Je ne sais pas si cette année-là il restait encore de l'alcool de prune dont mon papa avait accumulé des trésors venus de l'avant-guerre, quand il disposait encore de l'héritage familial et de son autorisation héréditaire de bouilleur de cru.
Vient le temps des cadeaux - je veux dire les miens, bien entendu !
"J'ai été très gâté : côté pratique, un joli foulard, deux pulls "de coloris joyeux", de l'argent de poche et...pour couronner le tout un magnétophone qui a enregistré nos voix, nos rires...mais dont je trouve qu'elles et ils ne ressemblent pas vraiment aux originaux."
Je ne reconnaitrai d'ailleurs jamais ma voix sur tous les enregistrements dont je dispose. Mais qui se reconnait vraiment au travers des ondes sonores, alors que la voix et le chant viennent de la tête ou du coeur.
Je sais que j'ai retranscrit les bandes des enregistrements que j'ai effectués dans ce début des années soixante : sur des cassettes, puis sur des CD.
Le numérique est venu tout balayer. Il faut tout reprendre et c'est terriblement long !
Elles sont sans doute là près de moi, dans le dressing, ayant suivies les différents déménagements avec les centaines de CD que je tente de ranger.
J'aimerais avoir le temps de les retrouver et de les commenter.
Ce n'est que le 25 décembre que le magnétophone (qui deviendra pour des années mon instrument de prédilection destiné à garder la mémoire des événements), au cours du repas pris au 62 rue Hoche. Un bon repas à la française avec de la volaille (venue de la campagne, plumée et tuée par ma grand-mère) : une dinde aux marrons et aux petits pois.
Et avec l'inévitable champagne !
En plus des enregistrements, la non moins inévitable projection des diapositives de vacances (voir les posts précédents).
Dernier cadeau personnel : "un Larousse de la musique, des origines à nos jours". Celui là, c'est certain, je l'ai encore !



Commentaires
Enregistrer un commentaire