La mi-mai est arrivée : entre renouveau de la nature et disparitions des icônes (2)
Marshall en chef Wilhelm Keitel signant la capitulation sans condition de la Wehrmacht au quartier général de l'Union Soviétique à Karlshorst, Berlin.
Dimanche 14 mai 1961.
Dans la première partie de ce post, je ressens le bien-être du printemps.
Et, en quelque sorte, mon jardin me sauve.
Mais le monde environnant est bien plus cruel.
Chute des idoles, ais je dit :
"Après la joie, le souvenir, c'est ainsi que deux journées se complètent en se différenciant; ce qui fait la diversité et l'enrichissement d'une vie."
En la relisant, la phrase me semble un peu étonnante à quinze ans !
" D'un côté, souvenir d'un "armistice" et d'une délivrance, en fait pour employer le bon terme, d'une "capitulation" qui n'a seulement qu'une année de plus que moi et a permis la délivrance de mon père et son retour à Paris !
Et d'un autre côté (puisque je suis encore croyant à ce moment de ma vie), la Fête d'une Sainte." qui ne viendra vraiment me rejoindre à Domrémy qu'une trentaine d'années plus tard.
Mais la presse est bien là pour célébrer les icônes disparues, dans leur diversité :
" L'une de ces gloires dans le domaine du cinéma : Gary Cooper dont j'avais seulement vu "Les trois lanciers du Bengale" et l'autre, héros du cirque dont les membres de la famille se transmettront la passion durant toute mon enfance et au-delà : Albert Fratellini qui a su rendre au CLOWN le statut de personnage historique dans un folklore éternel et qui doit, pour cela, être vénéré par les gens du voyage, comme par tous ceux qui lui doivent la joie, le rire et la détente, si rares en ces années de conflits et de guerres coloniales finissantes !".
Deux faces des distractions du dimanche dans les escales parisiennes, puisque j'étais encore loin de la télévision familiale, à peine introduite à la maison, avec ses chaînes réduites et son information contrôlée.





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