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Affichage des articles du août, 2025

Mercredi 15 février 1961. Une journée historique.

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Je relis :  " Journée des plus importantes dans ma vie, car aujourd'hui pour la deuxième fois du siècle une éclipse totale à Nice (presque totale à Paris), que j'ai pu correctement observer.  1912, 1961,1999 sont les seules années d'observation du phénomène. Les passionnés se sont retrouvés à Nice et ont pu voir (comme partout en France d'ailleurs) car le temps était magnifique, la couronne solaire et ses protubérances. Cet événement était formidable, le jour s'éteint complétement pour faire place à la nuit. Les animaux étaient inquiets." J'aurais pu écrire un peu la même chose en été 1999 depuis Evian, un été où Claudia, Dinu, Marie étaient présents. Difficile de se procurer des lunettes protectrices. On s'y est pris un peu tard. Même phénomène pour les oiseaux du lac qui sont remontés se coucher dans la montagne en pleine journée, avant de redescendre quand la lumière est revenue.   Mais je me souviens encore de la publicité paradoxale qui avait...

Janvier rejoint février 1961. A l'écoute des passions culturelles et scientifiques. Harmonieux mélange ?

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Je me dois certainement d'épargner le compte-rendu journalier des cours d'histoire ou de mathématiques. Les seuls éclairs viennent des " acquisitions musicales " et des séances de chorale. Je ne remercierais jamais assez ce merveilleux enseignant qui m'a guidé pendant sept années sur les chemins de l'analyse et de la dictée musicales, du chant et des concerts. Au passage, " une heure consacrée à l'allegro de la Symphonie inachevée de Franz Schubert ." Et quelques journées plus tard " le choeur de Lohengrin de Richard Wagner ". Rien de moins.  Je reste encore étonné du niveau d'exigence auquel je dois beaucoup ! D'autant plus que les concerts à Paris le dimanche se succèdent avec des artistes prestigieux.  Pour rester du côté de Wagner : le 5 février " l'ouverture du Vaisseau fantôme et celle de Lohengrin et l'air d'Elsa interprété par une des rares interprètes françaises, invitée régulière à Bayreuth  Régine Cre...

7 et 8 janvier 1961. Entre rugby et Référendum.

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  Le samedi 7 est " un jour de chance ".  En raison de l'absence  du prof d'histoire, j'ai pu assister au match de rugby  France-Ecosse au Stade Yves du Manoir. Ecrasante victoire du pack français 11-0.  " Une belle seconde mi-temps grâce aux exploits  de Gachassin et de "l'admirable Albaladejo , réussissant deux drops ."  J'espère que ces deux noms ne sont pas sortis des mémoires car ils ont marqué mes années à Colombes. Ma ville, qui bénéficiait d'un stade olympique, dans lequel le " Tournoi des cinq nations " (sans l'Italie à l'époque) se déroulait, attirant une foule bilingue, de buveurs de bières et de cha nteurs patriotiques.   Les supporters arrivaient par le train de la Gare Saint La zare et fêtaient, parfois à l'excès la victoire, ou simplement le fait d'être venus à Paris.  Arrivés majoritairement par le bateau, ce que j'expérimenterai moi-même l'année suivante. Mais les supporters des joueurs...

Entrée en 1961 en compagnie de Frédéric Chopin.

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Je vais éviter de décrire les repas et les visites familiales des journées de la fin de l'année.  Par contre je ne me souvenais pas que j'étais allé visiter le musée et la bibliothèque de l'Opéra où je n'ai dû retourner que lors de mes passages à Paris il y a une dizaine d'années, quand je recherchais à la librairie des documents sur les musiciens liés aux villes thermales . " Il y avait, réunis dans une grande salle, d'émouvants documents sur Chopin : ses lettres, humaines et amusantes:  "Je mettrai mon col à manger de la tarte et mon pantalon à manger le gigot." Des lettres adressées à George Sand, des lettres de ses amis, des fac-similés de ses oeuvres et des manuscrits comme le Nocturne en ut mineur ou la Valse  en la bémol majeur...et enfin, une fameuse oeuvre de Delacroix, son portrait, des esquisses aquarellées et le moulage de sa main par Jean Baptiste Auguste Clésinger en 1849 ."  Le 31 décembre, comme il fallait s'y attendre  j...

Noël est là !

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Avec ma grand-mère maternelle. J'ai bien dit : champagne. La liste des cadeaux. Achetés le matin du 24 pour chacun des membres de ma famille qui seront présents au réveillon :  " Une bouteille d'eau de Cologne pour ma grand-mère maternelle, des savonettes pour ma grand-mère paternelle, des livres sur les peintures du Louvre  et sur Goya pour mon grand-père Penette, des gants en laine pour ma maman et des cigarettes pour mon papa ."  Il a en effet continué à fumer des gauloises et des gitanes très tard dans sa vie. Et emballés l'après-midi dans les nombreux papiers-cadeaux que ma maman vendait dans sa boutique. Mon oncle Marcel venus de Lumigny-en-Brie sera là pour les Fêtes. Repas classique : huîtres, choucroute, abricots pour le dessert et bien sûr, le champagne Thomas, venu d'un viticulteur qui avait démarché tous ses homonymes susceptibles d'acheter le produit de ses récoltes. Mes grands-parents Penette dans les années soixante Je ne sais pas si cette a...

Noël 1960 approche : du 21 au 23 décembre.

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Antigone de Sophocle. T.N.P. Festival d'Avignon. Archives Maison Jean Vilar. Le 21 décembre méritait d'être mentionné, puisque c'était la journée " libre ", avec un électrophone dans toutes les classes et des disques en anglais, en allemand et bien entendu en cours de musique. " Mais rien de tout cela en mathématiques, tout au contraire : une interrogation écrite en guise d'adieu !" Le remplaçant du professeur habituel ne laissera donc aucun souvenir, à part le fait que c'est lui que nous aurions aimé remplacer. C'est le dernier jour de classe de l'année ! Est-ce que je mentionne le film du soir  au Colombes Palace? Il est tout de même resté dans les annales : il s'agit des " Vieux de la Vieille " de Gilles Grangier avec Noël Noël, Jean Gabin et Pierre Fresnay. On peut le revoir sur internet (une heure trente en vidéo libre), je ne donnerai donc pas mon opinion de l'époque, mais c'est un vrai témoignage historique. ...

En attendant Noël avec impatience. Le dimanche 11 décembre 1960.

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Le temps s'étire et les journées sont répétitives. La liste journalière des cours est heureusement interrompue par des sorties, entre les vacances de novembre et l'approche de Noël.  Je dessine chaque jour une bougie  qui semble consumer les dates. Une habitude que j'adopterais chaque années, démontrant ainsi combien cette fête familiale avait du sens et ponctuait, autant que les voyages d'été, une sorte de progression sensible et invisible vers le futur. Le 9 décembre, je me laisse séduire par un conte de Noël " Les trois messes basses "  et par " Les contes du lundi " d'Alphonse Daudet. Le premier me rattache à mon grand-père Penette puisque c'est avec lui que j'ai enregistré sur une bande magnétique ce dialogue entre un prêtre qui doit célébrer les traditionnelles cérémonies de la Fête de la Nativité, mais se laisse détourner de son triple office par un repas tentateur et son bedeau diabolique habité par l'esprit du diable. Le seco...