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Septembre 1960. On ne sort toujours pas des vacances : De Gaulle, la Russie et les autres

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  Ce même lundi où ma maman était venue à Bonneuil-sur-Marne, j’avais écouté le matin «  la musique de ballet du Faust de Gounod  », mais la fin de la journée était plus politique : «  La conférence de presse du Général de Gaulle que j’ai trouvée très juste et très belle. En effet, elle donne des avertissements à beaucoup de nations qui en ont besoin. A la Russie belliqueuse de « K », aux Nations dites Unies qui se mêlent mal à propos de certaines affaires, à celles qui critiquent la France mais qui, sans elle, ne seraient rien et à l’OTAN qui est maintenant désuet et dépassé. Elle est belle, car le général reste ferme dans sa conduite de l’Algérie vers l’autodétermination et répond aux attardés qui croient encore que parce qu’il fait des pourparlers avec le G.P.R.A., il oublie pour autant les attentats inutiles et sanglants qui marquent tous les jours les faits divers des journaux et consternent les Français . » Si le début aurait pu être ex...

Septembre 1960. Les vacances s’allongent et le sport se fait à la maison (2)

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  Après l’avalanche de cérémonies de l’été passé, j’avais oublié les Olympiades de ma jeunesse. En ce mois de septembre, je note, assez déçu que «  Les Français se sont fait éliminer   dans toutes les disciplines et n’ont donc obtenu aucune médaille . » Je ne sais pas si j’ai eu accès à la télévision pour ces jeux qui, pour la première fois, ont été retransmis en direct depuis l’Italie. Les champions français Le 2 septembre, dans l’épreuve du 5.000 mètres où «  Michel Bernard s’est classé septième. Mais le deux, je me rassure grâce à la médaille d’argent en aviron et une médaille de bronze sur le deux cents mètres plat grâce à Abdoulaye Seye.  » Si les noms ne disent certainement plus rien – en dehors de ma génération – je retrouve quand même une coupure de presse. Salut romain ?  Ces Jeux seront coupés par une visite en voiture vers les bords de Marne à La Varenne. Lucienne et Daniel Grancher (le frère de Marius) et mon cousin Jean-Pierre qui...

Eté 1960. En attendant la reprise des cours, septembre se passe entre culture et sport (1)

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  Je n’épargnerai pas à mes lecteurs favoris les trois pépites de la journée du 1 er septembre qui les replongera immédiatement dans un passé qui risque à coup sûr de ne plus rien leur dire. Je l’ai déjà écrit, je suis un enfant de la radio et pendant toutes les années soixante, j’en ai pleinement profité. Pierre Marcel Ondher en 1962 Le matin : «  Les musiques du monde  » de Pierre Marcel Ondher , une émission pilotée par un producteur qui a travaillé près de soixante ans sur toutes les radios françaises (d’où son pseudonyme), mais dont le nom symbolique est oublié depuis son décès en 2013 à quatre-vingt huit ans. L’après-midi : Une retransmission radiophonique d’«  Electre  » de Jean Giraudoux que j’avais trouvé «  très tragique, mais qui ne manquait pas d’un humour déchirant  ».  Je ne résiste pas à mettre en lien le résumé de la Scène III de l’acte II pour le baccalauréat de français  : «  Oreste se réveille à s...

Fin de vacances d’été 1960. Retour à Bonneuil. Le charme des Citroëns

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  De gauche à droite : Ma grand-tante Mélanie (Scellier née Aube), mon grand-oncle Camille Scellier et ma grand-mère Eugénie (Scellier née Aube) Comme je le constate à nouveau, les vacances d’été dans les années 50 et 60 s’étalaient sur de longues semaines. Une chance d’avoir des parents disponibles pendant tout le mois de juillet et des grands-parents paternels et maternels disponibles pour prendre le relais. Sitôt revenu d’Autriche, j’étais reparti vers l’Espagne, avec des épisodes non loin des bords de Marne, du temps où les fermes bordaient encore les champs prolongés jusqu’aux limites de Paris. Une sorte de banlieue verte à laquelle on songe de nouveau dans un rêve vertueux qui se nommera de manière hypocrite, dans un slogan sans véritable contenu : «  Paris à la campagne  ». Dès le 29 août, un lundi, jour de congé de ma maman, retour à Bonneuil avec toutefois, «  un petit bout de chemin à pied dans Paris : «  de Saint Lazare à l’Opéra », c...

Fin de parcours, du 23 au 25 août, en passant par Bordeaux

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  Je regrette bien sûr de ne pas retrouver les photographies de ces journées, si jamais certaines ont été prises, ce qui n’est pas certain. Mai je ne peux que me fier aux cartes postales et aux sites internet actuels. Programme retrouvé :  «  La plage de la concha et la découverte intégrale de sa forme de coquille depuis les hauteurs du Mont Igueldo   ».  Un beau programme pour touristes ! Mais, bien plus que touriste, mon grand-père était véritablement comme chez lui dans cette ville dont il parlait la langue avec son accent chantant. Un accent que j’ai encore dans l’oreille.  J’avais en revanche oublié une rencontre dont je retrouve la trace écrite avec surprise : «  Nous avons rencontré des habitants d’Algérie (Oran), agriculteurs qui se promenaient en compagnie de « felhas » qui parlaient arabe (je respecte les termes que j’ai employés à l’époque). Ils nous ont exposé les problèmes de leur pays.  » On imagine aisément ce...

Vers Lourdes, l’Espagne et un autre pèlerinage familial les 21 et 22 août

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  «  Ce matin voyage de Tarbes à Saux , puis Lourdes  ». Il me faut regarder «  Google maps » pour retrouver ce chemin dont je ne garde, contrairement à la nuit étoilée précédente, aucun souvenir. «  Puis, montée au Pic du Jer en funiculaire pour dominer la ville. Comme il faisait un temps superbe, nous avons pu apercevoir jusqu’aux Monts d’Ariège à 180 kilomètres, les environs de Toulouse, Tarbes, Pau, Lacq et les Pyrénées . » J’ai peut-être exagéré sur les distances et les visibilités, mais il est vrai que les forages de Lacq constituaient à l’époque une des fiertés industrielles françaises, depuis le retour à l’industrialisation du début des années cinquante. L'actualité aidant, je prends conscience que le déclin industriel est venu depuis, avec  la fermeture de l'exploitation, mais qu'une relance fondée sur les terres rares est  en cours.  Je ne surprendrai personne si, dans le contexte religieux de l’époque, mes grands-p...

En continuant le voyage : de la soirée du mercredi 17 au vendredi 19 août 1960

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  «  Jo urnée passée entièrement à Mont-de-Marsan pour visiter la ville : les arènes de Plumaçon , le vieux pont du théâtre sur la Midouze , les rues pittoresques, une vieille caserne… » « Nous avons mangé du foie gras d’oie ( était-ce la première fois – sans jeu de mots ? ) et du poulet aux olives.  Après ce déjeuner trop copieux ( pour moi en effet, pas pour mon grand-père ), nous avons évité un orage furieux, résultat d'une température lourde qui dépassait les 30°c.  » Berges de la Midouze La journée du vendredi ressemblait fort à la précédente, mais en fin d’après-midi «  nous avons pris le train pour Sauveterre jusqu’à Maubourguet .  » C’est en taxi que nous avons rejoint la ferme familiale où nous attendaient ma marraine et son mari et un repas où je note en insistant que le pâté de campagne était «  extraordinairement bon  ». Je ressens - ne serait-ce qu’en raison de photographies et d’un tableau qui ont suivi mes...