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22 et 23 novembre 1960. Des journées musicales.

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Hôtel de Lauzun. Cliché Ville de Paris Ce n'est pas une nouveauté. J'ai très tôt aimé la musique classique. A coup sûr grâce à mon enseignant de musique au lycée, à celle de mes grands-parents et de ma maman qui m'ont accompagné dans les salles de concert de Paris, alors que cette musique ne constituait pas vraiment l'essence de leurs passions. En cette fin de novembre où je répertorie bien sérieusement chaque jour les activités scolaires en me plaignant régulièrement des cours de mathématique, je retrouve durant ces deux journées, des mentions qui prouvent que je suis un peu monomaniaque en  ce qui concerne les compositeurs classiques, voire même contemporains. Le mardi 22 novembre, l'Académie Charles Cros , présidée par Georges Auric et Darius Milhaud décerne son Palmarès.  Et le lieu choisi me semble en effet rétrospectivement " magnifique " : l'Hôtel de Lauzun situé dans l'Île Saint Louis.                       ...

Deux anniversaires. Les 10 et 11 novembre 1960. Entre Spirou et Bertolt Brecht.

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Clichés Maison Jean Vilar. Si le premier anniversaire que j'évoque est particulièrement personnel : celui de la création de mon carnet journalier - un an déjà -, le second est bien entendu en rapport avec la journée de Toussaint. En attendant le jour de congés, tous les cours du jeudi se sont enchaînés sans accrocs : français (une des promenades solitaires de Jean Jacques Rousseau), composition d'allemand, cours d'anglais consacré à la Guy Fawkes Night du 5 novembre dernier et pour terminer, une séance de géographie sur la " cohérence des zones côtières de l'Europe ". Après un tel menu chargé, l'après-midi était heureusement consacrée au sport  : basket et passe à dix.  Du coup, je suis rentré tôt et ça m'a permis de faire  la deuxième épreuve du concoures Spirou. Aucun souvenir sur le thème en question, mais je sais que je recevais chaque semaine les trois magazines clefs : Mickey, Spirou et Tintin. Un voisin s'était abonné pour moi. Il faut dire...

Du 6 au 8 novembre 1960. Jules César à l'Odéon et des élections américaines au résultat attendu du monde entier.

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Le couple Renaud-Barrault J'ai eu le plaisir, ces deux dernières années de repasser devant le théâtre de l'Odéon et même d'y savourer un café sur la terrasse improvisée qui a été installée à l'abri du soleil.  Je me suis trouvé en fin d'hiver, avec des amies italiennes venues pour le Salon des Thermalies , pour dîner dans le restaurant de poissons, le bien nommé " La Méditerranée " et de prendre le temps d'arriver en avance afin de tourner autour de cette salle que je considère comme un point focal de ma vie parisienne. Place de l'Odéon. Février 2023. Cliché MTP.  Mais en ce dimanche d'automne, où je venais, je crois, pour la première fois dans l'enceinte du théâtre, la Compagnie Renaud-Barrault donnait " Une pièce que je dois connaître, Jules César   de l'auteur anglais Shakespeare. "  Recommandation professorale ? Outre le couple mythique, je note le nom des autres acteurs : " Pierre Blanchard, Jean Parédès, Simone Va...

3 novembre 1960. Deux actualités qui m'ont marqué, dont une suite de l'histoire républicaine gaulliste.

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  Barricades dans la rue Michelet d'Alger, avec une banderole des insurgés portant la mention "Vive Massu" Entre les vacances de septembre et le début du mois de novembre, je découvre un grand espace blanc. Trop de loisirs ou trop de solitude ? Le lycée me manque-t-il à ce point ? Une seule exception pour le lundi 31 octobre où je me félicite d'un parcours dans Paris, depuis le Théâtre de l'Odéon, par les Jardins du Luxembourg, les Invalides, la Concorde, la Madeleine et la rue Tronchet.  Un grand classique si je puis dire, mais un lundi exceptionnel pour mon père car d'habitude, il travaille ce jour-là. Mais je constate que nous sommes à la veille de la Toussaint.  L'explication est là, sur la page suivante :  " Pour ce jour de la vénération des morts, les programmes de la radio étaient surtout composés de musique pour orgue." De fait, en ce lundi, mes parents m'ont offert " Un très beau pardessus ". J'ai l'air d'en êtr...

Septembre 1960. On ne sort toujours pas des vacances : De Gaulle, la Russie et les autres

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  Ce même lundi où ma maman était venue à Bonneuil-sur-Marne, j’avais écouté le matin «  la musique de ballet du Faust de Gounod  », mais la fin de la journée était plus politique : «  La conférence de presse du Général de Gaulle que j’ai trouvée très juste et très belle. En effet, elle donne des avertissements à beaucoup de nations qui en ont besoin. A la Russie belliqueuse de « K », aux Nations dites Unies qui se mêlent mal à propos de certaines affaires, à celles qui critiquent la France mais qui, sans elle, ne seraient rien et à l’OTAN qui est maintenant désuet et dépassé. Elle est belle, car le général reste ferme dans sa conduite de l’Algérie vers l’autodétermination et répond aux attardés qui croient encore que parce qu’il fait des pourparlers avec le G.P.R.A., il oublie pour autant les attentats inutiles et sanglants qui marquent tous les jours les faits divers des journaux et consternent les Français . » Si le début aurait pu être ex...

Septembre 1960. Les vacances s’allongent et le sport se fait à la maison (2)

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  Après l’avalanche de cérémonies de l’été passé, j’avais oublié les Olympiades de ma jeunesse. En ce mois de septembre, je note, assez déçu que «  Les Français se sont fait éliminer   dans toutes les disciplines et n’ont donc obtenu aucune médaille . » Je ne sais pas si j’ai eu accès à la télévision pour ces jeux qui, pour la première fois, ont été retransmis en direct depuis l’Italie. Les champions français Le 2 septembre, dans l’épreuve du 5.000 mètres où «  Michel Bernard s’est classé septième. Mais le deux, je me rassure grâce à la médaille d’argent en aviron et une médaille de bronze sur le deux cents mètres plat grâce à Abdoulaye Seye.  » Si les noms ne disent certainement plus rien – en dehors de ma génération – je retrouve quand même une coupure de presse. Salut romain ?  Ces Jeux seront coupés par une visite en voiture vers les bords de Marne à La Varenne. Lucienne et Daniel Grancher (le frère de Marius) et mon cousin Jean-Pierre qui...

Eté 1960. En attendant la reprise des cours, septembre se passe entre culture et sport (1)

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  Je n’épargnerai pas à mes lecteurs favoris les trois pépites de la journée du 1 er septembre qui les replongera immédiatement dans un passé qui risque à coup sûr de ne plus rien leur dire. Je l’ai déjà écrit, je suis un enfant de la radio et pendant toutes les années soixante, j’en ai pleinement profité. Pierre Marcel Ondher en 1962 Le matin : «  Les musiques du monde  » de Pierre Marcel Ondher , une émission pilotée par un producteur qui a travaillé près de soixante ans sur toutes les radios françaises (d’où son pseudonyme), mais dont le nom symbolique est oublié depuis son décès en 2013 à quatre-vingt huit ans. L’après-midi : Une retransmission radiophonique d’«  Electre  » de Jean Giraudoux que j’avais trouvé «  très tragique, mais qui ne manquait pas d’un humour déchirant  ».  Je ne résiste pas à mettre en lien le résumé de la Scène III de l’acte II pour le baccalauréat de français  : «  Oreste se réveille à s...