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Jusqu'à la mi-mai en travaillant et en rencontrant pour la première fois un récit sur Buchenwald.

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  Prisonniers de Buchenwald Après des événements historiques intenses et le retour au calme en Algérie, le mois de mai s'écoule comme un long fleuve tranquille. J'aligne les devoirs, les compositions avec un a pprentissage des fleuves de France. En dehors de la pause des dimanches musicaux et de celle de l'Ascension, comme de celle du premier mai, le 9 mai me propose " une journée de grève dans toute la France ". Passionnant ! A cette époque, comme aujourd'hui, une grève en mai n'avait rien d'étonnant ! Mai 1968 serait un mois plus mémorable, mais je n'y suis pas encore !  D'ici là, je devrai explorer quelques carnets de la fin des années 60. Cependant, le point que je retiens de cette période studieuse et un peu morne, se développe dans mon carnet N°6 le vendredi 12 : " Journée d'été où j'ai pu faire une lecture très marquante. Il s'agissait du récit très direct  d'un homme qui a passé près de deux années  dans des camps d...

Une fin d'avril 1961 particulièrement historique (1). Du sang, des larmes et des discours fermes ou alarmants.

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    J'avais dit " historique ".  Et je confirme.  A la lecture du carnet, certains des épisodes me reviennent non seulement en mémoire, mais m'apparaissent extrêmement vivants et encore très proches. 23 avril : " Après un orage, la fin de la journée était très belle avec l'apparition des hirondelles. La voix si consciente du chef de l'état a parlé le langage de la raison : il a montré quelles seraient les vicissitudes nouvelles que le pays pourrait de nouveau traverser lors d'une prise du pouvoir des factieux. Et il prend ainsi es "pleins pouvoirs" pour combattre avec force" Je note aussi des incidents majeurs : " Quatre bombes au plastique à Paris (Orly, un mort et vingt millions de dégâts, Gare d'Austerlitz, six blessés, Gares de Lyon et Montparnasse). Le général Salan est arrivé avec les mutins, ainsi qu'Ortiz. Réponse de De Gaulle : "Français, voyez où risque d'aller la France par rapport à ce qu'elle all...

A partir du samedi 1er avril 1961. Je commence le carnet N°6 le week-end de Pâques.

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  " Ce matin-là, un samedi, j'ai fait des courses avec mon papa et nous avons mangé du poisson. Nous avons offert des fleurs à ma grand-mère maternelle pour son anniversaire. " Je note aussi que j'ai écouté une interprétation de " Carmen " de Bizet chanté par une soprano célèbre à l'époque : Jane Rhodes . Encore du chant à la chorale du lycée le 7 avril avec une interprétation commune de " Mes jeunes années " de Charles Trenet. Et pour continuer avec les interprètes disparus, j'écoute dans la soirée une pièce de Philippe Hériat : " Les joies de la famille " interprétée par Gaby Morlay , pièce et actrice bien oubliées aujourd'hui.  Les jours suivants, je passe d'un cours sur " La guerre de 30 ans, conflit européen de 1618 à 1648 qui part de la défenestration de Prague à la victoire de Louis XIV aux troubles qui se sont développés sous les Stuarts : Jacques Ier et Charles Ier. " Donc, rien de vraiment marquant dur...

Le Festival international du son, haute fidélité et stéréophonie. Un jour de grève le 10 mars 1961.

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Disque du Festival. Edition de 1959. Bienheureuse grève en semaine. Même si j'en ignore les raisons aujourd'hui. Mais si j'ai déjà insisté sur les raisons qui m'ont permis de suivre des activités liées à la musique classique dans la première version wordpress de la relecture de mes années lycées.  Et donc, du fait qu'avec l'aide de mes grands-parents, je me suis fait une collection de disques 45 et 33 tours qui sont certainement devenus " collectors ", je n'avais pas encore évoqué ce rendez-vous annuel qui se tenait dans un hôtel attenant à la Gare d'Orsay qui était encore loin de devenir un musée et servirait de décors au film d' Orson Wells , " Le Procès ", sorti en 1962 et dont on peut retrouver des extraits  sinon l'oeuvre complète qui reste fascinante dans mon souvenir. " Le rez-de-chaussée est surtout technique et destiné aux amateurs de nouveautés ." Inutile de commenter les nouveautés de l'époque qui ne ...

De février à mars 1961, une disparition et une soirée dans les camps de la mort.

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Pour avoir découvert la danse classique, de loin, grâce aux " Activités musicales des jeunes " et à la présentation pédagogique de Serge Lifar à la salle Pleyel, j'avais été conforté dans le fait qu'il y avait deux chorégraphes à Paris, le second étant le Marquis de Cuevas. Je cite : " Et il me faudra attendre une année (1959), juste avant la rentrée des classes, pour aller voir la compagnie du Marquis au  Théâtre des Champs-Elysées , à l'occasion du premier spectacle où  Rudolf Noureev , transfuge de l'URSS, peu de temps auparavant, conquiert le public parisien ." Mais le jeudi 23 février, je déplore sa disparition : " Journée de deuil également car le Marquis de Cuevas, mécène de la danse, s'est éteint d'un cancer. Riche personnage excentrique, ancien ami de Serge de Diaghilev, il a consacré sa vie et sa fortune à un art  : la danse.  Dépensant sans compter (200 millions par an), il avait monté "La Belle au bois dormant", en...

Samedi 18 février 1961. Prises de ballons et prises de mots.

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  Ce sont déjà les vacances de février et ce premier samedi va magnifiquement se partager en deux : rugby et lecture. Je m'aperçois que je suis devenu fan de ce sport et même accro en quelques années. La proximité du Stade Yves du Manoir n'y est bien entendu pas pour rien, mais comme je l'ai déjà évoqué, le monde familier du Sud-Ouest y ajoute des accents chantants, le gascon mélangé d' aranese , ou le basque mélangé de castillan.   Mais l'après-midi est de toute manière mémorable ! Rien moins que le championnat du monde entre la France et l'Afrique du Sud ! Je pense que c'était la première fois, et sans doute la seule, où j'ai vu jouer de relativement près les Springboks .  " Ce fut un match vécu, plein de vigueur, où la force se faisait sentir ". (Plus que dans d'autres matchs de rugby ? Alors ce devait être sanglant !) " Les hommes se battaient : suants, rageurs, sans jamais se défausser à force de puissance. Et massifs, les Springb...

Mercredi 15 février 1961. Une journée historique.

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Je relis :  " Journée des plus importantes dans ma vie, car aujourd'hui pour la deuxième fois du siècle une éclipse totale à Nice (presque totale à Paris), que j'ai pu correctement observer.  1912, 1961,1999 sont les seules années d'observation du phénomène. Les passionnés se sont retrouvés à Nice et ont pu voir (comme partout en France d'ailleurs) car le temps était magnifique, la couronne solaire et ses protubérances. Cet événement était formidable, le jour s'éteint complétement pour faire place à la nuit. Les animaux étaient inquiets." J'aurais pu écrire un peu la même chose en été 1999 depuis Evian, un été où Claudia, Dinu, Marie étaient présents. Difficile de se procurer des lunettes protectrices. On s'y est pris un peu tard. Même phénomène pour les oiseaux du lac qui sont remontés se coucher dans la montagne en pleine journée, avant de redescendre quand la lumière est revenue.   Mais je me souviens encore de la publicité paradoxale qui avait...

Janvier rejoint février 1961. A l'écoute des passions culturelles et scientifiques. Harmonieux mélange ?

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Je me dois certainement d'épargner le compte-rendu journalier des cours d'histoire ou de mathématiques. Les seuls éclairs viennent des " acquisitions musicales " et des séances de chorale. Je ne remercierais jamais assez ce merveilleux enseignant qui m'a guidé pendant sept années sur les chemins de l'analyse et de la dictée musicales, du chant et des concerts. Au passage, " une heure consacrée à l'allegro de la Symphonie inachevée de Franz Schubert ." Et quelques journées plus tard " le choeur de Lohengrin de Richard Wagner ". Rien de moins.  Je reste encore étonné du niveau d'exigence auquel je dois beaucoup ! D'autant plus que les concerts à Paris le dimanche se succèdent avec des artistes prestigieux.  Pour rester du côté de Wagner : le 5 février " l'ouverture du Vaisseau fantôme et celle de Lohengrin et l'air d'Elsa interprété par une des rares interprètes françaises, invitée régulière à Bayreuth  Régine Cre...

7 et 8 janvier 1961. Entre rugby et Référendum.

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  Le samedi 7 est " un jour de chance ".  En raison de l'absence  du prof d'histoire, j'ai pu assister au match de rugby  France-Ecosse au Stade Yves du Manoir. Ecrasante victoire du pack français 11-0.  " Une belle seconde mi-temps grâce aux exploits  de Gachassin et de "l'admirable Albaladejo , réussissant deux drops ."  J'espère que ces deux noms ne sont pas sortis des mémoires car ils ont marqué mes années à Colombes. Ma ville, qui bénéficiait d'un stade olympique, dans lequel le " Tournoi des cinq nations " (sans l'Italie à l'époque) se déroulait, attirant une foule bilingue, de buveurs de bières et de cha nteurs patriotiques.   Les supporters arrivaient par le train de la Gare Saint La zare et fêtaient, parfois à l'excès la victoire, ou simplement le fait d'être venus à Paris.  Arrivés majoritairement par le bateau, ce que j'expérimenterai moi-même l'année suivante. Mais les supporters des joueurs...

Entrée en 1961 en compagnie de Frédéric Chopin.

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Je vais éviter de décrire les repas et les visites familiales des journées de la fin de l'année.  Par contre je ne me souvenais pas que j'étais allé visiter le musée et la bibliothèque de l'Opéra où je n'ai dû retourner que lors de mes passages à Paris il y a une dizaine d'années, quand je recherchais à la librairie des documents sur les musiciens liés aux villes thermales . " Il y avait, réunis dans une grande salle, d'émouvants documents sur Chopin : ses lettres, humaines et amusantes:  "Je mettrai mon col à manger de la tarte et mon pantalon à manger le gigot." Des lettres adressées à George Sand, des lettres de ses amis, des fac-similés de ses oeuvres et des manuscrits comme le Nocturne en ut mineur ou la Valse  en la bémol majeur...et enfin, une fameuse oeuvre de Delacroix, son portrait, des esquisses aquarellées et le moulage de sa main par Jean Baptiste Auguste Clésinger en 1849 ."  Le 31 décembre, comme il fallait s'y attendre  j...

Noël est là !

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Avec ma grand-mère maternelle. J'ai bien dit : champagne. La liste des cadeaux. Achetés le matin du 24 pour chacun des membres de ma famille qui seront présents au réveillon :  " Une bouteille d'eau de Cologne pour ma grand-mère maternelle, des savonettes pour ma grand-mère paternelle, des livres sur les peintures du Louvre  et sur Goya pour mon grand-père Penette, des gants en laine pour ma maman et des cigarettes pour mon papa ."  Il a en effet continué à fumer des gauloises et des gitanes très tard dans sa vie. Et emballés l'après-midi dans les nombreux papiers-cadeaux que ma maman vendait dans sa boutique. Mon oncle Marcel venus de Lumigny-en-Brie sera là pour les Fêtes. Repas classique : huîtres, choucroute, abricots pour le dessert et bien sûr, le champagne Thomas, venu d'un viticulteur qui avait démarché tous ses homonymes susceptibles d'acheter le produit de ses récoltes. Mes grands-parents Penette dans les années soixante Je ne sais pas si cette a...

Noël 1960 approche : du 21 au 23 décembre.

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Antigone de Sophocle. T.N.P. Festival d'Avignon. Archives Maison Jean Vilar. Le 21 décembre méritait d'être mentionné, puisque c'était la journée " libre ", avec un électrophone dans toutes les classes et des disques en anglais, en allemand et bien entendu en cours de musique. " Mais rien de tout cela en mathématiques, tout au contraire : une interrogation écrite en guise d'adieu !" Le remplaçant du professeur habituel ne laissera donc aucun souvenir, à part le fait que c'est lui que nous aurions aimé remplacer. C'est le dernier jour de classe de l'année ! Est-ce que je mentionne le film du soir  au Colombes Palace? Il est tout de même resté dans les annales : il s'agit des " Vieux de la Vieille " de Gilles Grangier avec Noël Noël, Jean Gabin et Pierre Fresnay. On peut le revoir sur internet (une heure trente en vidéo libre), je ne donnerai donc pas mon opinion de l'époque, mais c'est un vrai témoignage historique. ...